Hienghène, qui signifie dans la langue fwaî  « pleurer en marchant » a été meurtrie dans son histoire. L’ordre colonial ne l’a pas épargnée, et pour ne pas dire, l’a beaucoup marquée.

Ce fut un centre important de caféiculture et une base commerciale pour les santaliers qui s’installèrent en 1843, en même temps que les premiers missionnaires catholiques. Mais en 1854, le premier gouverneur de Nouvelle–Calédonie, Tardy de Montravel, dépouilla la case du grand chef BWARHAT et imposa la souveraineté en hissant le drapeau tricolore. Des affrontements anti-missionnaires et anti-coloniaux s’en suivirent. On exila alors le grand Chef BWARHAT à Tahiti en 1857, ce qui aggrava la situation.

En 1859, plusieurs agglomérations de Hienghène furent incendiées par l’armée française et par les missionnaires qui craignaient une révolte kanake. Le gouverneur GUILLAIN fit revenir le Grand Chef BWARHAT de son exil en 1863 et un certain équilibre s’installa. Hélas, il fut de courte durée à cause de la colonisation foncière. Plusieurs centaines de personnes furent déplacées et la superficie des terres attribuées aux colons passa de 469 hectares en 1897 à 1234 hectares.

 

 


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